La Basse-Normandie, oubliée de « l’engagement national pour le fret ferroviaire »

dimanche 11 octobre 2009
par Daniel Lemoine

Du site de la région a.b.NORMANDIE, voici un extrait qui conforte la discrimination ferroviaire exercée à l’encontre des populations normandes alors que Le Havre, Caen, Rouen et Cherbourg devraient être privilégiées par rapport à toute autre région puisque la Normandie comporte des ports de stature nationale et internationale. Rouen est le premier port céréalier d’EUROPE. Un port ne peut se développer que si les voies de communication sont performantes tant au niveau nombre que qualité.

Communiqué de presse du 18 septembre 2009

Jean-Louis BORLOO, ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, et Dominique BUSSEREAU, secrétaire d’Etat chargé des Transports, ont présenté, le mercredi 16 septembre 2009, en Conseil des ministres « l’engagement national pour le fret ferroviaire ». Si cette démarche porte, globalement, des avancées réelles en faveur du développement du fret ferroviaire (développement des autoroutes ferroviaires, du transport combiné, des opérateurs fret de proximité, TGV fret), elle semble ignorer quelque peu notre région.

En effet, à la lecture de la carte des projets retenus en faveur du développement du fret ferroviaire, il est regrettable de constater que l’Etat n’a pas intégré les opportunités offertes par le complexe portuaire normand (Le Havre, Caen et Cherbourg) et par certains axes ferroviaires bas-normands qui recèlent pourtant de nombreux atouts stratégiques, se limitant à n’utiliser que le seul axe de la Seine.

Comment imaginer le développement du fret ferroviaire sans tenir compte du grand ouest et plus particulièrement de la Normandie, façade maritime de la région parisienne ? Comment associer simplement Le Havre alors que l’association de l’ensemble des ports du grand estuaire de la Seine de Cherbourg à Dieppe est attendue ? Comment ignorer le maillon ferroviaire Mézidon – Le Mans –Tours alors que l’ensemble des régions du Bassin Parisien viennent de demander son inscription dans le cadre de la révision du réseau transeuropéen de transport de fret ? Cet oubli affaiblit en conséquence notre démarche interrégionale auprès des instances communautaires en faveur de l’extension du réseau transeuropéen.

Le schéma proposé ne fait que renforcer l’axe Est-Rhodanien nécessitant des moyens de désaturation lourds et le transit francilien déjà congestionné du fait de la croissance des déplacements de voyageurs. L’alternative de contournement complet de l’Ile-de-France, sous la forme d’une rocade fret en cours de modernisation par tronçon, à l’initiative des régions, aurait pu être promue dans le cadre de cette démarche. Elle permettrait de libérer de la capacité en Ile-de-France et de répondre, à l’Ouest, au besoin de la création d’une autoroute ferroviaire Lille-Bayonne, via Amiens-Rouen-Caen (Mézidon)- Le Mans – Tours, ainsi qu’aux rabattements nécessaires aux ports de la façade Manche-Atlantique.

De plus renforcer l’axe rhodanien c’est augmenter l’attractivité et le développement des ports belges, néerlandais et allemands au détriment bien évidemment des ports français notamment normands. !


Répétons ce que nous disons inlassablement à longueur de Brèves : seule l’union nous permettra de sortir du gouffre social et économique dans lequel les politiques et administratifs nous ont mis et se complaisent à nous maintenir.

C’est la seule solution tant dans le domaine ferroviaire que dans le maritime et tous les autres…. Vive « PORT NORMANDIE » qui regroupe TOUS les ports de Normandie afin de travailler dans la complémentarité et non dans la stérile, mesquine, primaire et destructrice rivalité. NORMAND.E.S nous tous dans le même Drakkar ! Ramons ensemble !

Daniel LEMOINE. Rouen Normandie.


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